La kinésiologie est une pratique de bien-être qui utilise un test musculaire pour explorer ce que le corps retient. Elle n’est pas une médecine, elle ne pose aucun diagnostic et elle ne remplace aucun suivi médical ou psychologique. Ce qu’elle fait, c’est ouvrir une voie d’information qui ne passe pas par le raisonnement.
C’est la question qu’on me pose le plus souvent, souvent avec un peu de méfiance, et c’est une bonne méfiance. Voici une réponse complète.
La définition courte
Un praticien exerce une légère pression sur un muscle, en général le bras, pendant que vous pensez à une situation précise. Le muscle réagit différemment selon ce qui est évoqué. Cette variation sert de repère pour explorer ce qui vous met en tension et ce qui vous apaise.
Ce n’est pas le muscle qui sait quelque chose. C’est que votre corps réagit en permanence à ce que vous vivez, et que cette réaction est mesurable au moment où elle se produit, avant que vous ayez eu le temps de la formuler.
D’où ça vient
La kinésiologie telle qu’on la pratique aujourd’hui dans le domaine du bien-être descend des travaux d’un chiropracteur américain, George Goodheart, au milieu des années 1960. Il observe que la réponse d’un muscle à une pression varie selon l’état de la personne, et il en fait un outil d’exploration.
Dans les années qui suivent, plusieurs praticiens en développent des approches destinées au grand public, en dehors du cadre médical. C’est de cette branche que vient ce que je pratique.
Le test musculaire, en pratique
Vous êtes allongé, habillé, sur une table. Je vous demande de tendre le bras. J’exerce une pression de quelques secondes, très douce. Vous résistez, ou pas. Rien ne fait mal, rien ne demande de force.
Ce qui change d’une pression à l’autre, c’est la phrase, l’image ou le souvenir que je vous propose de garder en tête. Je ne cherche pas une réponse par oui ou par non, je cherche des écarts. Un endroit où quelque chose se tend alors que vous pensiez ce sujet réglé, ou au contraire un endroit où tout se relâche alors que vous pensiez y être crispé.
Ces écarts orientent la suite de la séance. Ils ne prouvent rien et ils ne diagnostiquent rien. Ils indiquent où regarder.
Ce que la kinésiologie n’est pas
C’est la partie que je préfère dire en premier, parce qu’elle évite beaucoup de malentendus.
Ce n’est pas une profession de santé réglementée en France. Je ne suis ni médecin, ni psychologue, ni kinésithérapeute, et je ne prétends à aucun de ces titres.
Je ne pose aucun diagnostic. Si ce que vous décrivez relève d’un avis médical, je vous le dis et je vous oriente.
Je ne remplace aucun traitement. Si vous suivez un traitement ou une psychothérapie, on travaille à côté, jamais à la place. Et vous n’arrêtez rien sur ma suggestion, parce que je ne la ferai pas.
Ce n’est pas de la voyance. Le test ne lit pas votre passé et ne prédit rien. Il enregistre une réaction, maintenant.
Ce n’est pas une séance miracle. Vous ressentirez probablement un apaisement dès la première fois, et c’est réel. C’est aussi le moment où beaucoup de gens s’arrêtent, alors que c’est précisément là que le travail commence.
À quoi ressemble une séance
Une séance dure entre une heure et une heure trente.
On parle d’abord. Vingt minutes, parfois plus. Vous me dites ce qui vous amène, avec vos mots, sans avoir à être clair. Beaucoup de gens arrivent en disant « je ne sais pas trop comment expliquer », et c’est un très bon point de départ.
Ensuite on travaille avec le test. Vous êtes allongé, on explore, je vous dis ce que j’observe au fur et à mesure. Vous restez conscient et actif d’un bout à l’autre. Vous ne perdez jamais le contrôle de quoi que ce soit, et vous n’êtes obligé de raconter que ce que vous voulez bien raconter.
On termine en remettant des mots. Ce qui a bougé, ce qui reste, ce sur quoi regarder d’ici la prochaine fois.
Il arrive qu’une émotion forte remonte. C’est normal, c’est même souvent le signe qu’on a touché quelque chose de juste. Il y a de la place pour ça dans la séance, et on ne sort pas de la pièce tant que ce n’est pas reposé.
Pourquoi comprendre ne suffit pas à changer
C’est le cœur de ce que je constate en séance, et c’est ce qui amène la plupart des gens jusqu’à moi.
Ils ont compris. Ils savent d’où ça vient, ils ont mis des mots, parfois pendant des années. Et ça ne bouge toujours pas.
Ce que j’observe, c’est que la compréhension et le corps ne vivent pas au même rythme. Vous pouvez savoir parfaitement pourquoi vous avez peur de vous tromper, et continuer à vous crisper avant chaque décision. Le savoir n’a pas atteint l’endroit où la réaction se déclenche.
Le travail que je propose passe par cet autre endroit. Pas à la place de la réflexion, après elle.
Combien de séances faut-il
Entre trois et cinq, espacées d’environ trois semaines. C’est ce que je recommande dans la plupart des situations.
L’espacement compte autant que le nombre. Ce qui se déplace pendant une séance a besoin de temps pour s’installer dans le quotidien, et c’est entre les rendez-vous que la plupart des changements se voient.
Rien n’est payé d’avance, rien ne vous engage, et vous décidez à chaque fois si vous continuez. Une séance qui ne vous apporte rien est une séance qui doit s’arrêter là.
Pour qui
Les adultes, en particulier ceux qui se sentent arrêtés sans savoir par quoi : une décision qui n’arrive pas, un changement repoussé, un fonctionnement qui ne leur ressemble plus.
Les adolescents, souvent autour de l’orientation, de la pression scolaire, ou de ce qu’ils traversent sans arriver à le dire.
Les enfants, à partir du moment où ils peuvent mettre des mots sur ce qu’ils vivent. Je ne reçois pas de nourrissons.
Et très souvent, quand un parent m’amène son enfant, le travail commence par le parent. Ce n’est jamais un reproche. Nous portons tous des choses que nous n’avons pas choisies, et les enfants les sentent avant de pouvoir les nommer. Travailler sur ce que vous portez, c’est souvent ce qui allège le plus vite.
En résumé
La kinésiologie est un outil d’exploration, pas un traitement. Elle utilise la réaction du corps pour repérer ce que le raisonnement n’atteint pas, et elle s’adresse en priorité aux gens qui ont déjà compris et qui n’avancent pas.
Si vous vous reconnaissez dans cette phrase, la suite se passe dans une pièce, pas sur un écran.

